Un chien, un capitaine, deux policiers, une fusée, un navire — cela a donné lieu à une discussion amicale avec des questions, des réponses, des demandes de précisions et des esquives, des erreurs et des enchevêtrements. À la question de savoir si ChatGPT pourrait produire Mickey Mouse à côté de Tintin, on a reçu une réponse négative « A cause des droits d’auteur et de la protection des marques ». En guise d’offre de paix, on demande à ChatGPT de dessiner une image montrant des maisons de dessins animés, sans souris humaine. Et nous voilà avec un Tintin légèrement rapetissé et Milou arrivent dans le monde parallèle de Disney sans qu’on le leur demande. La compréhension entre l’homme et la machine a encore un long chemin à parcourir.
Licences pour l’IA générative

Un article très intéressant de Philip Kübler pour comprendre l’utilisation automatisée des contenus créatifs pourtant protégés par le droit d’auteur.

Nous ne citons ici que le premier paragraphe et vous renvoyons à l’article complet sur le site ProLitteris :

 » Les systèmes d’IA générative avec fonction de récupération sont une sous-catégorie de l’intelligence artificielle qui utilise des modèles entraînés à partir de grandes quantités de données (textes, images, audios, vidéos, codes de programmes, etc.) ; elle génère ainsi de nouveaux contenus ou des contenus modifiés, dans différents formats, et en interaction avec les utilisateurs. Elles s’appuient donc sur des informations provenant de sources externes, notamment d’Internet, et leur application à grande échelle est pilotée par des directives humaines. Voilà une définition à peu près compréhensible... « 

Article complet à lire dans ProLitteris.

Philip Kübler, CEO ProLitteris

Philip Kübler, expert en droit des médias et en droit d’auteur, est directeur de ProLitteris, la société de droits d’auteur pour les textes et les images. Actuellement, il s’intéresse à la qualité d’auteur et au droit d’auteur par rapport à la problématique de l’intelligence artificielle générative. En juin 2023, il décrivait déjà, dans la revue juridique Medialex, la manière dont les systèmes d’IA génératives utilisent les droits d’auteur. Son opinion est contestée ; selon ses créateurs de l’EPFL, leur modèle linguistique a été entraîné de manière transparente et légale. Cependant, le consensus est large autour du fait que la sécurité juridique est lacunaire et que l’absence de lien et de transparence avec les contenus utilisés pose problème. Le Parlement suisse et le Conseil fédéral se penchent d’ailleurs sur le conflit entre l’IA et le droit d’auteur. Philip Kübler propose une approche et des solutions dans le contexte du droit d’auteur, de l’économie et de la culture sur Internet.

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